
En route pour Tuck Shop, je racontais à ma mum’ que j’avais repéré cet endroit depuis quelques temps déjà mais que je n'ai jamais pu le tester pour une raison ou pour une autre. Ça s’est une fois de plus vérifié puisque le restaurant était fermé jusqu’au mois d’octobre pour travaux… (mais j’y arriverai un jour !). On était des sans brunch fixe – SBF – en situation d’urgence dans le 10e arrondissement, un samedi à 11h… J'ai donc dégainé ma liste de brunchs à tester. Premier nom : la Chambre aux oiseaux. C’était complet (je note tout de même pour la prochaine fois que la personne qui m’a répondu au téléphone était charmante). deuxième nom : la Prune folle. On a eu du bol parce qu’il n’était pas très loin, il ne fallait pas réserver et il y avait de la place. En plus, son nom original donnait envie. Une fois sur place, j’ai reconnu le quartier, c’était là où mon homme m’avait emmenée pour visiter un magasin de figurines et de jouets de collection, où il m’avait d’ailleurs offert un porte-clefs Famille Adams (avec la Chose).

La devanture est plutôt sympatique avec ses couleurs jaune et violet et ses peintures à la Almodovar. Il n’y a presque personne à l'intérieur, à l’exception d’une jeune femme qui boit son café en feuilletant le journal. On sera au moins au calme. L’ambiance est détendue, la déco - des meubles de récup’ comme on en trouve de plus en plus souvent, une vaisselle dépareillée et des menus écrits à la craie sur une ardoise à l’entrée – met à l’aise. De petites enceintes nous chantent des airs d’Amérique du Sud (qui changeront progressivement en faveur de hits américains des années 80 et, même si j’aime beaucoup ce genre, les premières musiques correspondent mieux à la personnalité de cet endroit).


Toutes les formules sont à 18,50 euros et ont pour base :
- du café, du thé ou du chocolat chaud à volonté ;
- un jus d’orange ;
- un croissant ou un pain au chocolat ;
- deux tartines ;
- du fromage blanc et du muesli ;
J’avais lu que le service était sympathique dans les bonnes critiques des internautes, mais je n’ai pas eu l’occasion de le remarquer. Etant généralement assez souple à ce sujet, je fais toujours pas mal d’efforts pour que, justement, tout se passe bien. Cette fois-ci, j’ai trouvé que les serveurs étaient plutôt neutres. Une personne est remontée du sous-sol pour apporter un plat à son collègue et est passée à côté de nous sans nous regarder. Quant à celle qui nous a servies, il a fallu faire quelques efforts pour la voir sourire... Mais passons, ce n’est pas bien grave.
Un premier détail nous a déplu : sur le menu, il est précisé au niveau des thés qu’il faut « voir la carte ». Après avoir demandé au serveur, celui-ci nous apprend que le choix n’est pas valable pour le brunch. Dans notre cas, on n'a droit qu’à du thé noir Lipton en sachet… On aurait préféré payer un supplément pour choisir un thé légèrement meilleur… Mais c’est surtout le principe qui est gênant. Pour ceux qui aiment le bon thé, vous serez déçus. A mon avis, on risque moins avec le chocolat chaud ou le café. Quoique.


More details please

J’ai déjà dit ce que je pensais du thé… j’ajouterais qu’il faut vraiment ne pas le laisser infuser trop longtemps si on veut qu’il soit buvable. Quant aux jus de pamplemousse, ce n’est pas terrible puisqu'il n'est pas frais : c'est du jus en brique, et pas de la meilleure qualité.
Le muesli est correct, il repose sur du fromage blanc nature. Je vous conseille d’ailleurs de le manger rapidement car il ramollit au contact de ce dernier. Sinon c’était plutôt mignon de le servir dans des verres.
Un autre détail : l’attente. Encore une fois, je ne suis généralement pas difficile avec ces critères, puisque le principe du brunch est de prendre son temps et de profiter avec la ou les personne(s) avec qui on le partage. Mais plus de trente minutes pour nous apporter deux viennoiseries – qui ne sont pourtant pas faites maison - et des tartines, c’est long. D’autant plus que nous étions les seules clientes, la jeune femme en face de nous étant déjà servie. Quand nos assiettes sont finalement arrivées après 45 minutes d’attente, on s’est demandé ce qui avait pris autant de temps puisqu’il n’y avait rien de cuisiné.


La viennoiserie est meilleure que le reste : très riche mais feuilletée comme il faut (et avec un bon goût de chocolat pour le petit pain). La baguette en revanche est un peu sèche. Elle est servie avec une dosette de beurre demi-sel et de la confiture à la fraise.
L'assiette Ingals
(qui a l'air meilleur en photo qu'en vrai)
Je n’ai vraiment pas été séduite par mes « steaks végétariens » qui étaient en réalité quatre petites croquettes de fromage fondu pané (de type surgelé à cuire à la poêle et non faits maison). Alors oui, c’est effectivement « végétarien »… mais je m’imaginais un pavé de légumes ou de graines de toutes sortes, de féculents, voire même de tofu pourquoi pas… Bon je ne peux pas dire, ce n’était pas mauvais. Un peu trop lourd à mon goût puisqu’il n’y avait en fin de compte que du fromage dans mon assiette... Sinon, le pain aux céréales était en fait du pain noir.

Le gros problème arrive avec les plats principaux...
Des deux côtés, on se rend compte que « l’assiette de fromages » n’est autre qu’un petit ensemble de quelques tranches prédécoupées d’emmental et d’un morceau de camembert. Une ou deux feuilles de salade, servie avec de la tomate, donne un peu de couleurs à cette assiette bien pâlichonne.

L'assiette Claudettes
Ma mum’ n’y a pas trop touché. Le jambon était rose foncé et rempli de nervures ;
les œufs brouillés peu homogènes et d’un jaune douteux.
Si on s’était fait ce plat à la maison, il aurait certainement eu un meilleur air.
Le mélange de l’attente et de la qualité des plats nous a très vite donné envie de nous en arrêter là. Nous avons demandé la note avant de recevoir le dessert, ce qui était assez gênant même si nous en avons caché la véritable raison (on s'est servi d'un autre argument : le fait de ne plus avoir faim, ce qui était tout aussi vrai). Il faut dire que la tarte aux pommes, exposée à l’entrée, ne donnait pas très envie, et que je pouvais très bien me passer de ma salade de fruits (dont j’avais lu des critiques négatives sur Internet). Aussi je ne pourrai pas vous donner mon avis sur ces dernières.
Un bilan ? Les 18,50 euros dépensés ne se retrouvent pas pour la qualité ; pour la quantité sans doute, mais les deux ne sont malheureusement pas confondues. On a vraiment eu l’impression que les produits étaient cherchés parmi les moins chers au supermarché du coin, peu importe leur goût et leur qualité. Peut-être que la Prune folle se rattrape autrement (pour y prendre l’apéro par exemple, vu le cadre, ou même pour un café), mais son brunch est à oublier si l'on recherche de bons produits en lesquels on peut avoir confiance. Dommage, le nom et l’endroit étaient prometteurs.

En bref :
Le détails qu'on retient :
- L'ambiance latino
Je me décide pour « Les Ingals », ma mum' pour « Les claudettes ».
A coup de baguette magique, on changerait :
- La qualité des produits
- l'attente












