top of page

Georgette

44, rue d'Assas - 75006

 

 

Georgette aura été le dernier brunch testé alors que j’habitais encore dans le 5e arrondissement. Eh oui, j’ai emménagé ailleurs, dans un petit nid douillet avec mon homme ! Ma mum avait donc choisi un endroit sympa qui était "censé ne pas être très loin de l’appart" : rue d’Assas, juste derrière le jardin du Luxembourg. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé exactement mais j’ai eu le compas dans le pif : j’étais intimement persuadée qu’on en aurait pour une dizaine de minutes de marche, au maximum, alors qu’en fait c’était une demi-heure... Ça me rappelle la fois où ma mum m'avait proposé de prendre un "raccourci" qui avait en fait rallongé le chemin d'un quart d'heure... Passons. On est passé devant la boutique de Jean-Charles Rochoux où j'avais goûté, en juillet, la divine tablette de chocolat aux framboises (existe aussi aux fraises)*salive*. Faudra d'ailleurs que je m'en reprenne une un de ces quatre.

A peine entrée que j'ai un petit coup de coeur pour le cadre (ça ne se voit pas forcément sur la photo avec l'effet de contre-jour mais on a eu un très beau temps, ce qui aidait aussi à rendre l'endroit plus agréable) : banquette rouge en velours, peinture bleu pétrole aux murs, bon choix de musique (à mon goût en tout cas). Que ce soit pour les couleurs ou pour l'ambiance, ça présageait d'y passer un bon moment. La plupart des clients sont en terrasse ; on préfère quant à nous rester tranquille dans le fond de la salle (c'est désert à l'intérieur), surtout qu'il faisait un poil trop frais dehors malgré le soleil. 

Le brunch est à la carte, qui est simple et efficace (faut dire que j'ai toujours apprécié les restaurateurs qui ne s'éparpillaient pas trop). Je tique sur les prix, notamment ceux des jus de légumes et fruits pressés, à 9 euros... Sachant qu'ils étaient à 7 euros chez Rose Bakery, ce qui était déjà excessif. Alors oui, on essaye de ne pas oublier de prendre en compte la qualité des produits, le goût, le service, etc, mais quasiment 10 euros pour un "jus", c'est tout de même pousser tout doucement mémé dans les orties.

(cliquez sur la photo pour l'agrandir)

Il a fallu un peu attendre avant de pouvoir commander, le serveur devait s'occuper des gens en terrasse. Ce sera des oeufs benedict, un detox juice et un capuccino pour moi ; des oeufs végétariens, un smile juice et un Chaï Latte pour ma mum. Enfin, au départ, parce qu'elle s'est finalement tournée vers un thé noir. Recollons les morceaux ensemble (pour reprendre la catchphrase d'un ami, dans son émission) : ma mum demande s'il est possible de préparer le Chaï latte moins sucré. Réponse : c'est un sirop de thé tchaï donc il est impossible de doser. Même au Starbucks ils n'utilisent pas de sirop mais concoctent cette boisson à partir de "vrai" thé (en vrac, bien qu'en sachet). C'est d'autant plus étonnant qu'il est précisé sur le tableau du menu qu'une "barista" s'occupe des boissons (détail sympa soit dit en passant). On pourra me rétorquer que les baristi sont spécialisés dans le café et non dans le thé, mais bon quand même... A 5 euros, on pouvait s'attendre à autre chose. Et ce n'était que le début d'une très looooongue série de problèmes... Loi de Murphy m'entends-tu ?

Pictures & details please

Concernant les boissons chaudes

Le thé arrive dans un sachet. Encore une fois, à 5 euros, on s'attendait à ce qu'il soit au moins servi infusé. La "théière/cafetière" contient la passeoire qui aurait pu/dû être enlevée puisque le thé n'est pas en vrac... La petite conséquence est qu'étant placée à mi hauteur du récipient, l'infusion ne se faisait que dans la partie haute de ce dernier. On a enfoncé la passeoire dans le fond pour y remédier. Regarder MacGyver gamine a finalement payé.

Le capuccino est réussi, mais j'aurais aimé avoir plus de mousse de lait, quasi-inexistante ici.

Concernant les jus de légumes et fruits pressés

Ayant commandé un Smile juice (carottes, gingembre et orange) et un detox juice (kiwi, pommes et carottes), on s'est demandé s'ils ne s'étaient pas trompés lorsqu'on a vu arriver deux verres orangés. Avec le detox, je m'attendais à voir du vert. Le serveur nous assure qu'il n'y a pas d'erreur et pourtant, le goût est identique. Bon il est excellent : mousseux au premier contact puis velouté. Le serveur n'en démord pas : ce sont bien un smile et un detox qui ont été préparés. Si ce n'est pas une erreur (je persiste à croire que c'en était une), c'est que leurs recettes sont à changer car trop similaires ! 

Oeufs benedict

On note que le pain est celui de M. Poujauran, le "boulanger des chefs" : c'est a priori une bonne initiative de moduler cette recette traditionnelle, mais un problème intervient côté pratique : contrairement au muffin habituel, la tranche de pain cuît façon "miche" est plus bien plus difficile à couper sans déchiqueter l'ensemble. Mais cela reste bon !

Autre originalité : le bacon dispersé au-dessus des oeufs. La salade iceberg n'est en revanche pas assaisonnée, fade et flotteuse, dommage.

Oeufs végétariens

Le serveur ramène déjà des oeufs norvégiens - encore une erreur. Ce qui m'embête, c'est que je suis servie et que je n'ai pas spécialement envie de commencer à manger seule, sauf que ça refroidit...

Il nous ramène - assez rapidement - la bonne assiette en prétextant une simple confusion. 

Mais, nouvelle surprise : le contenu de l'assiette ("et là, c'est le drame", comme le dirait si bien le célèbre journaliste Vincent Marronnier dans Groland). On avait vraiment l'impression que le cuisinier avait pris des ingrédients qui traînaient pour remédier rapidement à son retard (des images de 37,2° le matin défilaient dans nos esprit, avec la fameuse scène où Jean-Hugues Anglade recompose une pizza à partir de produits jetés à la poubelle). Alors oui, ce n'était certainement pas le cas, mais cela ne correspondait en tout cas pas à la description de la carte. Voyons cela de plus prêt :

 

1) Sur le papier, ils font bien la différence entre les oeufs benedict, servis avec de la sauce hollandaise,  et les oeufs végétariens, pochés et sans sauce. Or là, les oeufs du plat végétarien arrivent noyés dans de la sauce hollandaise : mix-up en cuisine. 

2) où sont les tomates coeur de beuf ? Aucune trace. Elles ont visiblement été remplacées par un amas de champignons inintéressants et de röstis de légumes secs et sans goût, pas du tout frits et croustillants comme on aurait pu le croire mais cassants. On ne les a pas mangés.

3) les épinards, c'est ce minuscule tas vert sur la gauche ?  

4) Ils ont rajouté une sorte de flan, que ma mum n'a pas touché (sans intérêt gustativement parlant, surtout que ce n'était pas du tout l'esprit du plat auquel on s'attendait)

Et pour les tomates me demanderez-vous ?

"AH et ben ça c'était effectivement un oubli !" nous répond tout sourire serveur en nous ramenant, quelques minutes plus tard, une assiette sur laquelle trônait une tomate en rondelles (découpée maladroitement en plus...). Incroyable.

Très grosse déception. On imaginait une assiette visuellementbien fraîche avec des feuilles d'épinards et de la tomate joliment présentée. C'était tout le contraire.

On en fait part au serveur qui nous répond, gentiment je précise, que c'est leur "façon de cuisiner" les oeufs (alors pourquoi indiquer sur le menu qu'il y a de la sauce hollandaise pour un plat et pas pour l'autre, si c'est finalement pour en mettre dans les deux ?). Autre réponse concernant la différence de description : "on a changé la recette". Ah bon bah ce serait bien de changer la carte alors. Ou est-ce un ensemble de mauvaise foi et d'erreurs ? On laisse planer le doute.

On était tellement dépité suite à cette avalanche d'obstacles qu'on n'a pas commandé de dessert. De toute façon, ma mum avait, littéralement, un train à prendre et ce n'était pas plus mal de rentrer un peu plus tôt pour prendre notre temps en allant à la gare. 

Il faut tout de même noter que nos remarques ont été prises en compte et que le serveur tenait à ce qu'on revienne. Cette bonne volonté fait plaisir, additionnée au geste commercial sur la note finale : les boissons chaudes n'ont pas été comptées. On donnera une seconde chance à Georgette, dans quelques mois ; parce que le cadre est vraiment sympa et que la carte était prometteuse malgré certains prix abusifs. mais pour l'instant, l'expérience passée était proche du fiasco.

Le détails qu'on retient 

- Le style brasserie parisienne bien exploité

- une musique sympa (bien que le CD tournait en boucle...)

En bref :

A coup de baguette magique, on changerait :

- Les prix des jus de légumes et fruits pressés

- le thé, pour qu'il soit servi infusé

- la mauvaise description des plats

- les multiples erreurs de service

Et du côté des plats ?

bottom of page